Il accompagne tes personnes en difficulté dans le
suivi de leurs soins notamment en ce qui concerne
la prise de rendez-vous et il fait des visites à
leur domicile,quand elles le demandent (hopitaux,dentiste,CDAG)
IL FACILITE L'ACCES AU DROIT EN CE QUI CONCERNE LA COUVERTURE SOCIALE
Il donne tout renseignement sur le régime obligatoire
et particulièrement sur la CMU et I’AME.
Il informe les personnes dépourvues de régime complémentaire
de l’existence de la CMU et leur propose de les
aider à faire la demande, en fonction de leur situation.
Suite à une évaluation il les oriente vers les travailleurs
sociaux du SPRS.
Il reçoit de manière individuelle les personnes
exclues et sans droit.
Il facilite la réalisation de procédures administratives
(demande de CMU,AME,et de la cotorep).
Pour
cela, le médiateur santé travaille
en relation étroite avec les CPAM, la mission
France de Médecins du Monde LE,(CDAG, RVH,
SIDA, INFO, SERVICE, les CHU NICE) et les autres
services favorisant l’accès aux soins
et aux droits des personnes en situation de précarité.
LE MINISTERE DU TRAVAIL DES RELATIONS SOCIALES , DE LA FAMILLE DE LA SOLIDARITE ET DE LA VILLE
MÉDIATION SOCIALE
La société actuelle souffre d’une dégradation du lien social et d’une augmentation de la violence et de l’exclusion. Depuis dix ans, des emplois de médiation sociale se sont développés, particulièrement dans les zones urbaines sensibles, pour apporter des solutions nouvelles.
Des métiers nés il y a dix ans
Les modes traditionnels de régulation sociale n’apportent plus toujours les réponses adaptées au délitement du lien social. Les incivilités dans l’espace public, les conflits de voisinage se conjuguent souvent avec les difficultés d’accès aux droits et les situations de détresse familiale et sociale.
Depuis dix ans, de nombreuses initiatives citoyennes et bénévoles ont vu le jour afin d’aider à résoudre les conflits, accompagner ceux qui en ont besoin dans leurs démarches, leur faciliter l’accès aux droits, rétablir le lien social en développant une vraie présence dans les espaces publics ou ouverts au public.
La médiation sociale s’est ainsi largement développée, notamment dans les quartiers sensibles.
Cinq métiers
Ces emplois, qui ont fait la preuve de leur utilité, se sont structurés. On distingue cinq métiers :
- les agents de prévention et de médiation, présents dans les espaces publics - les agents d’ambiance dans les transports - les correspondants de nuit - les médiateurs sociaux et culturels - les coordonnateurs d’équipes de médiation.
Un dispositif clé : le dispositif Adulte-relais
La médiation sociale dans les quartiers sensibles s’appuie sur le dispositif Adulte-relais.
Créés par des employeurs du secteur non lucratif, les postes d’adultes-relais sont réservés à des personnes d’au moins 30 ans sans emploi. L’adulte-relais assure des missions de médiation sociale et culturelle visant à améliorer les rapports sociaux dans les espaces publics ou collectifs de certaines zones urbaines.
Budget : le dispositif adulte-relais sera inscrit, dans sa globalité, dans la loi de finances initiale : 93 millions d’euros. Depuis janvier 2007, ce dispositif est géré par l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances.
L’enjeu : valoriser ces emplois
Plusieurs décisions ont été prises lors du Comité interministériel des villes de mars 2006 allant dans le sens d’une valorisation de la médiation sociale :
développer le nombre de médiateurs sociaux intervenant dans les quartiers sensibles : 5 000 contrats d’accompagnement dans l’emploi et contrats d’avenir sont réservés à ces emplois. De plus, le nombre de postes d’adultes-relais double et passe de 3 000 à 6 000 ;
qualifier et professionnaliser les médiateurs sociaux : la Délégation interministérielle à la ville insiste sur la volonté de généraliser la mise en œuvre d’un parcours de formation pour chaque adulte-relais en proposant notamment de mettre en place une démarche de validation des acquis de l’expérience (VAE) ;
pérenniser ces métiers : le Conseil supérieur de la fonction publique territoriale sera saisi en vue d’assurer une reconnaissance statutaire de la médiation dans le cadre de la fonction publique territoriale.
| Juillet 2007 |
L’ESSENTIEL DE LA POLITIQUE DE LA VILLE
La politique de la ville désigne la politique mise en place par les pouvoirs publics afin de revaloriser les zones urbaines en difficulté et réduire les inégalités entre les territoires.
Introduction
L’enjeu : réduire les inégalités territoriales et agir pour les quartiers en difficulté. De nombreux quartiers d’habitat social sont aujourd’hui au cœur de la « crise des banlieues ». Ces « cités hors de la ville » regroupent plus de 5 millions d’habitants. L’accumulation de leurs difficultés - sociales, économiques et environnementales - met en cause la cohésion sociale de notre pays.
C’est pour les aider à trouver toute leur place dans leurs agglomérations que la « politique de la ville » a été mise en place.
Près de 2 200 quartiers sont concernés, dont 751 zones urbaines sensibles.
Trente ans de politique de la ville...
Cette politique a été initiée en France il y a une trentaine d’années, alors que le « problème des banlieues » émergeait. Dès le début des années 1970, les pouvoirs publics prennent conscience des difficultés des « grands ensembles » d’habitat social : en 1973, la circulaire « Guichard » limite la construction d’ensembles de plus de 2 000 logements, et en 1977, le rapport « Peyrefitte » sur la violence est publié.
Voir aussi la rubrique « Historique »
Agir sur tous les leviers
Pour répondre au cumul de difficultés qui touchent ces territoires, cette politique recouvre une grande diversité d’interventions qui complètent les autres politiques publiques (éducation, logement, action sociale...). Car, en la matière, aucun acteur public ou para public ne peut agir seul avec une pleine efficacité.
La politique envers les quartiers défavorisés requiert l’appui de tous les acteurs concernés pour agir sur tous les leviers à la fois : développement social et culturel, revitalisation économique, emploi, rénovation urbaine et amélioration du cadre de vie, sécurité, citoyenneté et prévention de la délinquance, santé...
Avec d’autres ministères
Ses principales orientations se décident, depuis 1988, au sein du Comité interministériel des villes (CIV). Présidée par le Premier ministre, cette instance gouvernementale arrête les programmes et en répartit les moyens.
L’action interministérielle est destinée à favoriser la prise en compte, par chacun des ministères concernés, de la spécificité des quartiers sensibles, dans leurs politiques et leurs moyens budgétaires.
Depuis la mise en place de la LOLF (loi organique relative aux lois de finances), la politique de la ville dispose d’un « document de politique transversale » (DPT) qui recense l’ensemble des programmes et des moyens des autres ministères et qui concourent à cette politique.
Sur la base de contrats avec les collectivités...
La politique de la ville est mise en œuvre par les collectivités territoriales. Les préfets passent des contrats avec les maires ou les présidents d’EPCI (établissement public de coopération intercommunale) qui définissent un projet de développement pour chaque quartier.
Signés pour une durée de trois ans renouvelable, ces contrats - baptisés « contrats urbains de cohésion sociale (Cucs) - programment des actions précises dans cinq champs prioritaires :
habitat et cadre de vie ;
emploi et développement économique ;
éducation ;
citoyenneté et prévention de la délinquance ;
santé.
Depuis le premier trimestre 2007, 490 contrats urbains de cohésion sociale (CUCS) ont été signés. Ils concernent près de 2 200 quartiers, répartis dans 935 communes.
La politique de la ville repose aussi plus largement sur la mobilisation des organismes publics, bailleurs sociaux, caisses d’allocations familiales, associations, monde économique... et sur la participation des habitants de ces quartiers.
... sur des territoires prioritaires
Les interventions sont ciblées sur les territoires les plus en difficulté repérés grâce à des indicateurs économiques et sociaux et un certain nombre de caractéristiques récurrentes : présence quasi exclusive d’habitat social ou d’habitat dégradé, enclavement physique...
La liste, établie en 1996, des 751 zones urbaines sensibles (ZUS) sert encore aujourd’hui de référence ; d’autres quartiers prioritaires y ont été ajoutés par la suite, notamment dans le cadre du programme national de rénovation urbaine (PNRU) et des nouveaux contrats urbains de cohésion sociale (Cucs).
Les orientations actuelles
Durant les cinq dernières années, plusieurs réformes ont profondément modifié les modes et les moyens d’action de la politique de la ville :
• La loi d’orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine du 1er août 2003 a créé le programme national de rénovation urbaine et l’Agence nationale pour la rénovation urbaine, l’Observatoire national des ZUS et 41 nouvelles zones franches urbaines, s’ajoutant au 44 existantes.
• La loi de cohésion sociale du 18 janvier 2005 a introduit une réforme de la dotation de solidarité urbaine (DSU) et a lancé les dispositifs de réussite éducative.
• La loi pour l’égalité des chances - mars 2006 a créé l’Agence nationale pour la cohésion sociale (ACSé) et a porté à 100 le nombre de zones franches urbaines.
• Le CIV du 9 mars 2006 a lancé les nouveaux contrats urbains de cohésion sociale et une cinquantaine de mesures en faveur des quartiers sensibles.
Les zones urbaines sensibles en quelques chiffres...
Les zones urbaines sensibles (ZUS) regroupent environ 8 % de la population française, soit 4,7 millions d’habitants. Près de 25 % des résidents en ZUS sont étrangers ou français par acquisition (environ deux fois plus que la moyenne nationale). La part des moins de 20 ans est de 32 % contre 25 % en France métropolitaine. Les familles nombreuses représentent 13 % du total des famille, contre 5 % en moyenne nationale et les familles monoparentales 15 % (contre 8 %).
Les difficultés de ces populations sont révélées par quelques indicateurs :
Indicateur |
ZUS |
Moyenne nationale |
Taux de chômage des 15-59 ans |
20,7 % |
10,3 % |
Taux de chômage
des 15-25 ans |
38 % |
13 % |
Revenu fiscal moyen |
10 540 € |
17 814 € |
Enfants de 5 ans
présentant des problèmes
de surpoids ou d’obésité |
17,1 % |
12,4 % |
Elèves en retard
de 2 ans ou plus en 6e |
6,2 % |
3,3 % (France hors ZUS) |
Faits de délinquance constatés |
68 / 1 000 habitants |
47 / 1 000 habitants |